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"Galerie d'art"

Les oeuvres une fois sorties de l'atelier

Chercher c'est pas [vraiment] trouver, mais c'est [toujours] gagner.

Il peut arriver que dans la vie on se pose la question du pourquoi et du sens de la production artistique. Certains diront que c'est un besoin de la nature humaine, d'autres que c'est pour enrichir l'humanité, mais toutes ces tergiversations posent finalement le problème et la question du sens de l'existence elle-même. En effet, on peut passer une vie à analyser des situations, des phénomènes, des réalités, des découvertes, des mystères. On peut se poser des questions métaphénoménales comme le font le biologiste ou le psychologue, auxquelles ils pourront bien essayer de répondre avec leur outillage conceptuel, leurs moyens d'analyse propres, obtenant des solutions par circuits indirects et délimitations d'inconnues qui miment les solutions philosophiques et leur sont tangentes.

Et puis viennent la fatigue et le découragement, car la recherche n'est pas une fin en soi mais un moyen... Et un moyen pour quoi ?

 

Oui, c'est vrai, il ne s'agit pas forcément de chercher entre les sciences et la philosophie un concordisme de détail, même si, il faut bien le dire, seul le réel reste leur fondement ou leur occasion, et c'est de lui qu'ils tiennent tout ce qu'ils ont de consistance objective... jusqu'à ce qu'une réalité jusqu'ici jamais analysée vienne tout renverser, tout chambouler, et tout est à reprendre. Mais cette pensée analytique qui voudrait tout analyser de ce qu'elle vit ou de ce que les éléments matériels lui suggèrent comporte un risque : devenir un analyste acariâtre qui veut tout expliquer et tout comprendre des cas particuliers de chaque être humain qu'il rencontre. Si nous pouvons nous forger des jugements à propos des gens c'est que nous les prenons pour des choses, et lorsqu'on prend les êtres humains pour des "choses" analysables on devient forcément un pervers intellectuell. Car l'analyse amène forcément à un jugement, et le jugement n'est pas la vérité propre à la nature analysée puisque nous ne savons rien de tout et nous ne savons tout de rien. Et c'est aussi le risque de l'artiste de sombrer dans cette forme de perversité -artistique cette fois-ci- où tout devient "chose", où la finalité de la vie est de n'être qu'un engendrement de pro-créations sans but qui la fait fondre dans le scepticisme par la voie large des sophismes. En effet, si l'esprit peut être vrai ou faux dans son analyse, c'est pourtant en se rapportant indirectement au réel qui a servi d'occasion au fondement de la pensée que la thèse et l'antithèse se sont forgées. Et cependant, l'erreur est toujours une forte probabilité. Supprimez par exemple de votre esprit la nature du cercle et celle du carré, et vous ne pouvez plus dire que le cercle carré est impensable, pour la bonne et simple raison que vous ne pouvez plus nommer ni le cercle, ni le carré. Supprimez l'arbre de votre esprit et vous ne pourrez plus dire "je", car l'arbre est lié à l'être d'une manière tellement fusionnelle qu'il en est devenu généalogique. Supprimez de votre esprit la voie intérieure, et vous ne pourrez plus lire quelque ouvrage que ce soit, car lorsque vous lisez un livre vous le parlez intérieurement. Essayez de lire un mot sans le prononcer dans votre esprit, cela est impossible. Pourtant, personne ne vous a jamais appris que les mots se prononcent dans l'esprit pour se lire. Essayez de raisonner sans passer par votre "dire" intérieur, cela est impossible, et tellement impossible que beaucoup de personnes "parlent seules". Et elles ne sont pas "folles" pour autant, bien au contraire, car ces personnes là intègrent beaucoup mieux leur propre réflexion. L'esprit a besoin de dire, il est l'artiste de la vie intérieure, il procède par créations de concepts afin de devenir libre, et il devient libre parce qu'il forge des concepts qui lui apportent une matière de conscience. L'esprit humain est cet artiste de notre vie qui a besoin de chercher pour comprendre, et de comprendre pour nous dire ce qu'il dit à lui-même, justement parce qu'il n'est pas pur esprit et qu'il a besoin de cette concomitance avec l'être entier "corps et âme". Cependant, comme la philosophie, elle a besoin de périodes de décadence pour progresser. Car c'est bel et bien le doute qui fait émerger la question, et la question qui apporte non pas la réponse absolue, ni même la certitude d'un acquis, mais la révélation d'un nouveau mode/monde de recherche. Alors, finalement, ici nous comprenons que sans recherche il n'y a pas d'art, et que sans art il n'y a plus de recherche... puisque l'art dépasse les natures et les formes pour s'attacher aux essences même et surtout excentriques.


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Le saviez-vous ?

La vis anglaise est un système très ancien utilisé en sculpture pour maintenir les pièces, et notamment les chapiteaux. Une extrémité est filetée en queue de cochon : elle vient se fixer sous la pièce de bois à sculpter. L'autre extrémité s'insère dans le trou du valet sur l'établi et l'on serre le tout avec un très large écrou à oreilles, sous le plateau de l'établi. Mais en y ajoutant une cale à pans, puis un serre-joint, on créé alors un système traditionnel de maintien des pièces selon des angles d'inclinaison variables. Aujourd'hui, ce système est souvent remplacé par les systèmes à rotules, mais ces derniers n'ont pas toujours le même confort lors des frappes au maillet. En effet, les vibrations sont moins bien transmises au hêtre de l'établi et donc moins bien absorbées qu'avec la vis anglaise et la cale à pans.

 

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