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Page 6 sur 15 L'influence de la découverte de l'Amérique sur les forêts de l'Angoumois : L'Angoumois a conservé très longtemps un magnifique réseau forestier. Cette situation, qui se prolongea jusqu'au milieu du siècle dernier, tenait à ce que le domaine boisé de cette province était demeuré tout entier aux mains des seigneurs ou du roi. Les communes n'y participaient pas, du moins en qualité de propriétaires. Ces forêts n'eurent donc à souffrir que d'une mauvaise gestion ou du défaut de surveillance, ce qu'il eût été possible d'éviter. Le domaine forestier de l'Angoumois fut longtemps partagé entre trente à quarante propriétaires qui relevaient du comte d'Angoulême. Au XVIe siècle, les forêts d'Angoulême et de la Braconne gardaient encore beaucoup d'importance; cette dernière, en 1778, ne mesurait pas moins de 10,300 arpents. Mais, un peu plus tard, les besoins de la marine et des forges de Ruelle firent pratiquer dans ce riche massif des coupes inconsidérées. Au XIIe siècle, la forêt de Gros-Bos existait au sud d'Angoulême ; le défrichement la découpa, dans l'espace de deux siècles, en cinq petites forêts de peu d'étendue : forêts de Horte, de Dirac, de Bois-Blanc, de Veuil et de Torsac. D'autres bois, d'importance médiocre, mais assez nombreux, représentaient, au nord de la Rochefoucauld, le reste de l'ancienne Marche des Pictaves. Dans l'Angoumois, les principaux défrichements furent effectués au XIVe et au XVe siècle. Après la découverte de l'Amérique, les bois de cette province furent très exploités pour la marine ; les ports de l'Aunis et de la Saintonge traversèrent alors une période de grande activité, et de nombreux navires y furent construits.
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