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Page 5 sur 15 Bourbonnais, Limousin, Marche, Angoumois : La majeure partie du sol dans le Limousin a été de bonne heure livrée à l'agriculture. Les forêts importantes n'y ont subsisté qu'en petit nombre jusqu'à la fin du moyen âge ; encore allaient-elles en s'amoindrissant de siècle en siècle. Les chartes et documents divers des IXe, Xe, XIe et XIIe siècles nous ont transmis les noms de quelques-unes de ces forêts, presque toutes disparues depuis longtemps, ou bien réduites à n'être plus que de misérables lambeaux. C'étaient les forêts d'Espartignac, de Céloin, de Mombresme, de Zalevalle ; et dans le sud de la province : les forêts de Caumont, de Palson, de Surdoire, de Doignon, de Châteauneuf, des Cars, de Flavignac et d'Aigueperse. Le défrichement a été plus tardif dans la région d'Uzerches ; il ne remonte qu'à quatre siècles environ. De tout temps le Bourbonnais a été très boisé. Malgré les défrichements qui eurent lieu dans cette province comme ailleurs, la réformation du XVIIe siècle y releva une belle série de forêts importantes. Dans le nombre figuraient notamment les forêts de Molladier, de Messarge, de Souvigny, de Bagnollet, de Civrais, de Grosbois, de Dreuille, de Lespinasse et de Marsenac, dont la contenance variait de 1,200 à 3,000 arpents ; puis la grande forêt de Tronçais, la principale du Bourbonnais, qui ne comptait pas moins de 18,000 arpents lors de la réformation de 1668 ; encore était-elle déjà réduite d'étendue à cette époque. Depuis lors elle est encore bien déchue de son ancienne splendeur. Sur la rive gauche de l'Allier, la forêt de Marsenac se prolongeait jusqu'en Auvergne, se rattachant à une zone forestière dont les bois de Randan et de Montpensier sont les derniers vestiges. Sur la rive droite de l'Allier se trouvait aussi la forêt de Vondelle. Quant aux nombreux bois qui existaient jadis dans la région de la Palisse, il n'en reste guère que le souvenir. La Marche a toujours été plus pauvre en bois, et le peu de forêts qu'elle possédait s'est trouvé réduit ou détruit de très bonne heure. Le pays de Guéret était le mieux pourvu. Les seules forêts de Gervelle et de Saint-Germain ont été les débris un peu importants de l'ancienne Marche forestière. Laa plupart des autres bois n'ont pas laissé de traces.
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