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Page 14 sur 15 Forêt des versants pyrénéens : Sans être aussi dévasté que les Alpes, le versant français des Pyrénées est bien déchu de son antique splendeur. Dans la partie orientale, le déboisement s'est accentué surtout depuis deux cents ans ; à cette époque, le Canigou était encore couvert de riches sapinières, qui alimentaient un grand nombre de forges : forêts et forges ont disparu. Il en a été de même dans le comté de Foix. . Les pays de Conserans et de Comminge ont été moins atteints par le défrichement; au XVe siècle leurs forêts alimentaient de nombreuses forges, où l'on exploitait le minerai de fer de la contrée. Vers l'ouest, le versant français commença à se dégarnir prématurément ; Strabon signalait même déjà ce fait. En revanche, Froissart a parlé du Béarn comme d'un pays très boisé. Bien avant cet historien, au VIIIe siècle, une épaisse forêt de hêtres tapissait entièrement le défilé de Roncevaux. Certaines forêts ont mieux résisté que d'autres, par exemple la forêt de Gabas, dans la région d'Oloron, et la forêt d'Iraty, au voisinage de Saint-Jean-Pied-de-Port. Les noms de diverses localités rappellent aujourd'hui le souvenir d'anciennes forêts, dont il ne reste plus d'autre trace. L'abbaye cistercienne de Sauvelade fut édifiée en 1127 dans la grande forêt du Faget, dont les futaies de hêtres (fagus) ont disparu depuis plusieurs siècles. Ces belles futaies étaient nombreuses anciennement dans le Béarn et la Navarre française, C'est le développement de l'industrie métallurgique qui, sur certains points, leur a été le plus préjudiciable à diverses époques.  Fûtaie de hêtres
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