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Situation forestière de la France av Révolution de 1789 (part3) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
Situation forestière de la France av Révolution de 1789 (part3)
Forez et Beaujolais
Auvergne et Vivarais
Sapinières de la Margeride
Bourbonnais, Limousin, Marche, Angoumois
Forêts de l
Saintonge
Dauphiné, forêts de la Grande Chartreuse
Déboisement des forêts alpestres
Provence
Forêt de la Sainte Beaume
Corse
Languedoc
Forêt des versants pyrénéens
Gascogne, Quercy, Gévaudan, Périgord

Provence : La forêt Blanche et la Silveréal :

D'une manière générale, le sol et le climat de la Provence sont peu propres à la culture forestière ; cependant, au moyen âge, cette province était plus boisée qu'elle ne l'est de notre temps. Les anciens documents ont perpétué le souvenir de quelques forêts disparues ; on sait ainsi qu'une forêt garnissait anciennement les pentes du mont

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Ventoux ; on sait, de la même façon, qu'il existait dans le diocèse d'Aix, au XIIe siècle, une forêt nommée la « forêt blanche », en raison des peupliers argentés qui y croissaient en grand nombre.

Le diocèse d'Arles possédait également, au XIIe siècle, une forêt d'ormes, nommée la « forêt royale ». Cette « silveréal » occupe encore, dans la petite Camargue, une étendue nominale de 5,000 hectares ; mais les quatre cinquièmes de cette superficie sont absorbés par des marais ou des landes, et le pin a remplacé l'orme partout. Cette pauvre forêt est parfois désignée sous le nom de pinède des Saintes Maries. Il est à noter qu'en Provence le pin chasse peu à peu toutes les autres essences forestières ; le hêtre, le chêne et l'if tendent à disparaître tout à fait de cette province, où ils ont formé jadis des peuplements de quelque importance dans certains cantons.

Les forêts proprement dites ont toujours constitué la plus minime fraction du sol boisé, dans la région des Bouches-du-Rhône; ainsi, les forêts de Suez, de la Taillade, de Cadarache et de la Pallière étaient de peu d'étendue. Leurs essences dominantes étaient le chêne vert et le pin. Il paraît certain que les pinèdes et les chênaies de cette contrée furent autrefois, c'est-à-dire il y a cinq à six siècles, beaucoup plus nombreuses et plus florissantes.

Le déboisement n'a pas moins sévi dans la région du Var et des Alpes-Maritimes ; cependant l'Esterel est encore garni de chênes, de hêtres et de pins, comme au moyen âge. Le mélèze et le sapin, qu'on y trouvait autrefois en abondance, sont devenus de très rares exceptions ; ces deux essences semblent destinées à disparaître complètement de la basse Provence.



 
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