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La forêt de France du temps de la Gaule |
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Page 8 sur 9 Forêt d'Ardenne :
Plus à l'est, la forêt de Villers servait de trait d'union entre la forêt Charbonnière et la grande forêt d'Ardenne. Cette dernière, la plus considérable peut-être de toutes les forêts gauloises, est maintes fois citée dans les écrits de Strabon, de César, de Tacite, etc. Elle recouvrait une immense étendue de territoire, comprise entre les frontières des Nerviens et les bords du Rhin ; elle absorbait ainsi totalement le pays des Trévires. Pendant plusieurs siècles, cette forêt d'Ardenne ou des Ardennes a joui, s'il est permis de parler ainsi, d'une réputation formidable ; l'imagination populaire, surexcitée par les contes fantastiques des trouvères, en faisait un repaire colossal de bêtes féroces de bandits et d'enchanteurs. Cette notoriété spéciale n'empêcha pas, bien entendu, la forêt des Ardennes d'être attaquée très anciennement par le défrichement. Bien que cette oeuvre de destruction n'ait jamais cessé de fonctionner, la forêt était si vaste, que le pays est resté, malgré tout, abondamment pourvu de bois.  Auroch (gravure)
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