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La forêt de France du temps de la Gaule |
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Page 6 sur 9 Pays d'entre Seine et Loire : La Seine et la Marne formaient une ligne de séparation entre la Gaule celtique et la Gaule Belgique. Cette limite était doublée d'une marche forestière, déjà signalée à propos des Sénons, et qui occupait une grande partie du territoire entre la Seine et la Loire. Dans la Gaule Belgique, au nord de la Seine, la forêt devenait encore plus puissante, comme il a été dit précédemment. Tout le pays disparaissait sous un couvert presque ininterrompu d'épais halliers. Sur les confins du territoire de Lutèce commençait la vaste forêt de Sylviacum, au centre de laquelle était cantonnée la petite tribu gauloise des Sylvanectes, et qui se prolongeait jusqu'aux lisières de l'Amiénois et du Ponthieu. Cette forêt couvrait les frontières des Bellovaques et des Suessiones. Son démembrement ultérieur a donné naissance aux forêts de Laigue, de Compiègne, de Chantilly, de Coucy et de Villers-Cotterets. Ses essartements ont, en majeure partie, fourni les terrains de culture de cette riche région.
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