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Causes du déboisement de la Gaule et de la France jusqu'au début du 19ème siècle |
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Page 15 sur 15 Action du clergé séculier sur la propriété forestière : L'action du clergé régulier a cessé lorsque les abbayes se furent enrichies par le travail de plusieurs générations et que les moines (oubliant les règles de leur ordre), voulurent jouir de ce qu'on appelle les douceurs de la vie. Ils renoncèrent alors au travail manuel et abandonnèrent à des serfs la culture du sol dont ils se contentaient de consommer les produits. Ce fut surtout alors que les abbayes s'ingénièrent, presque toujours avec succès, pour obtenir des droits d'usage plus ou moins étendus dans les forêts seigneuriales. Les moines en arrivèrent ainsi à renforcer la phalange déjà trop nombreuse des gens qui ruinaient les forêts, sans se préoccuper de les remplacer au moins par des cultures utiles. Au reste, si on se place uniquement au point de vue de l'intérêt et du développement de l'agriculture, il est permis de croire que le clergé régulier avait à peu près achevé de remplir sa mission “providentielle” lorsque survint le relâchement de la discipline monastique. Plus tard, lorsque la plupart des ordres eurent été régénérés par une réforme plus ou moins sévère, les moines n'eurent plus à jouer le même rôle en France ; leur action sociale fut dirigée vers d'autres buts, dont il n'y a pas lieu de s'occuper ici.
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